Une association artistique appartient toujours un peu au territoire dans lequel elle agit. LE RAT QUI RIT est liée à Brest et à son environnement culturel. Cette implantation influence les rencontres, les partenariats, les lieux traversés et l’histoire même de l’association.


Une ville de scènes et de passages
Brest possède une identité profondément marquée par le mouvement : le port, les départs, les arrivées et les transformations successives de la ville. Cette histoire particulière produit un territoire où se rencontrent des populations, des générations et des pratiques très différentes.
Le spectacle vivant trouve naturellement sa place dans cet environnement. Une scène est elle aussi un lieu de passage : on y entre, on y devient quelqu’un d’autre pendant un moment, puis on en sort transformé, parfois presque imperceptiblement.
Une vie culturelle multiple
La vie culturelle d’un territoire ne repose pas uniquement sur ses grandes institutions. Elle existe également grâce aux petites structures, aux associations, aux compagnies, aux lieux de quartier, aux artistes indépendants, aux ateliers, aux festivals et aux réseaux de pratique amateur.
Cette diversité est essentielle. Elle permet de multiplier les portes d’entrée vers la création. Une personne peut découvrir le théâtre lors d’une grande représentation. Une autre grâce à un atelier organisé à quelques rues de chez elle. Une autre encore en accompagnant simplement un proche. Chaque porte compte.
Les réseaux théâtraux du Finistère
LE RAT QUI RIT a pris part à cette vie culturelle locale notamment à travers les rencontres départementales Les Théâtrales 29. Ces événements réunissent des compagnies, des ateliers et des structures de différentes communes du Finistère autour d’une même pratique du théâtre.
Participer à ce type de réseau permet aux créations de circuler mais surtout aux personnes de se rencontrer, de voir comment d’autres travaillent, de découvrir d’autres textes et de partager des expériences.
Brest comme espace de rencontre
Une association culturelle locale possède une capacité particulière : elle peut faire dialoguer des personnes qui habitent le même territoire mais qui ne se seraient probablement jamais rencontrées autrement. L’espace artistique devient alors une sorte de point commun temporaire.


Une présence à échelle humaine
LE RAT QUI RIT n’a pas besoin de se définir par la taille de ses projets. Ce qui importe est leur qualité et leur capacité à créer une expérience réelle. Une répétition avec quelques personnes peut être décisive. Un atelier peut modifier durablement le rapport d’un participant à la prise de parole. Une petite représentation peut provoquer une conversation qui se poursuit longtemps après la fin du spectacle.
Continuer à tisser des liens
L’ancrage territorial n’est jamais terminé. De nouveaux publics apparaissent, de nouveaux partenaires, de nouveaux besoins et de nouveaux lieux. L’association souhaite continuer à inscrire ses projets dans cette dynamique, en maintenant une relation ouverte avec son environnement : créer ici, partager ici et permettre aux projets nés ici de voyager ailleurs.
